Le blog de Pascal OLIVIER

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Tag - Carnet de Jean-Pierre Chevènement

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mardi 20 janvier 2009

Obama, un cap à tenir

Devant la tâche difficile qui est la sienne, le Président Obama a trouvé les mots justes dans son discours d’investiture :
Obama, un cap à tenir
-Action ferme et rapide face à la crise économique
-Vigilance vis-à-vis des marchés financiers
-Nouvelles relations fondées sur le respect et l’intérêt mutuel avec le monde arabo-musulman.

En peu de mots, le cap est fixé. Pour aider à le tenir face aux obstacles prévisibles, une France active et déterminée restera nécessaire à Obama et au monde.

vendredi 25 avril 2008

Nicolas Sarkozy : le renoncement face à la mondialisation libérale

Le Président de la République a complètement abandonné l’'idée qu'’avant d'’adapter la France à une mondialisation dont il reconnaît lui-même le caractère déraisonnable, en évoquant un quadruple choc (du dollar, des subrpimes, du pétrole et des matières premières), il fallait changer les règles du jeu : prendre les moyens de lutter contre l'’euro cher, protéger l'’Europe contre des concurrences déloyales, mettre en oeuvre des politiques industrielles audacieuses.
Le Président de la République, en quittant la posture de l'indépendance nationale, a renoncé à parler clair sur le dollar aux Etats-Unis et sur le yuan à la Chine. En faisant approuver le calamiteux traité de Lisbonne, pour les beaux yeux de Mme Merkel, il a renoncé à réorienter la construction européenne dans un sens plus conforme aux intérêts de la France.

C'est toute la partie volontariste de son programme électoral, celle que lui avait souflée Henri Guano, qui tombe à l'eau. Prendre les agences de notation comme boucs émissaires de ce renconcement relève d'une dérobade assez comique. « Notre capitalisme », explique le Président de la République, n'est pas moral. La belle découverte ! Et que nous propose Nicolas Sarkozy ? « Nous sommes dans un contexte international défavorable : raison de plus pour accélerer ». Le changement se réduit à 55 réformes visant à durcir la concurrence. Les renards apprécieront. Le poulailler, lui, a compris à quelle sauce il allait être mangé.

Quant au Président de la République, plus il accélerera, et plus il créera un fossé d'incompréhension entre lui même et l'opinion publique. Celle-ci ne peut comprendre le langage de l'adaptation passive à une mondialisation libérale désormais entrée en crise.

mercredi 16 janvier 2008

A propos de la signature par la France de la Charte européenne des langues régionales et minoritaires

Deux amendements, l'un d'origine PS, l'autre UMP, visaient à introduire dans le texte du traité de Lisbonne la Charte européenne des langues régionales et minoritaires. On voit bien où ses parlementaires veulent nous conduire : vers la co-officialité du français et de telle ou telle langue régionale ou minoritaire.
Délié du traité de Lisbonne, l'examen de l'adhésion de la France à la Charte européenne des langues régionales et minoritaires a finalement été renvoyé à après les municipales, mais ce sont toujours les mêmes forces que l'on voit à l'oeuvre en faveur de la fragmentation de l'espace républicain et de la dissolution de la nation française.

lundi 14 janvier 2008

La police de proximité

Selon la presse, Madame Alliot-Marie prévoit de relancer une forme de police de proximité « proche des gens » dans les quartiers les plus difficiles ». Je me réjouis de voir que, comme bien souvent, on rend hommage à mon action longtemps après que je l'aie entreprise. Il faut toutefois rappeler que la police de proximité ce n'est pas seulement une politique de territorialisation, c'est une police qui est à la fois préventive, dissuasive et répressive. A cet égard, elle exerce pleinement ses prérogatives de police judiciaire, participe aux renseignements, met en œuvre les techniques de la police scientifique technique. Enfin, une dimension importante est le suivi et l'aide aux victimes.

Cette police de proximité n'est pas tombée du ciel : cinq circonscriptions expérimentales avaient été désignées en 1998 et 62 en 1999.

La « polprox » a été lancée en juin 2000 pour ces 62 grandes circonscriptions ; la seconde vague a été lancée en 2001 et la troisième pour les plus petites circonscriptions en 2002. Dans celles-ci on aurait peut-être pu faire l'économie de la police de proximité.

Madame Alliot-Marie ferait bien de ne pas recourir à des expérimentations dans la seule Seine-St-Denis mais d'étendre son action à d'autres circonscriptions de police : en région parisienne, dans le Rhône, les Bouches du Rhône, le Bas-Rhin, etc.

Au total, je me réjouis de cette inflexion mais je jugerai aux actes.