Jean-Pierre Michel sénateur PS a été le rapporteur du Pacs à l’Assemblée nationale et le rapporteur du mariage homo au Sénat. Il est favorable à la PMA et à la GPA. Il a quitté le parti de Jean-Pierre Chevènement en 2002 en désaccord avec l’idée d’une union des républicains des deux rives. Au dessus de la gauche et de la droite il y a la République disait, à raison, le Che. Aversion pour la droite et lobbying gay seraient donc la ligne de Jean-Pierre Michel.

Premier secrétaire général du Syndicat de la magistrature (1968), il le soutient à l’occasion de l’affaire du «mur des cons». Il estime que « les personnalités raillées n'ont que ce qu'elles méritent ». Pour mémoire, était épinglé sur le mur, Jean-Pierre Escarfail, père d’une jeune fille violée et tuée par Guy Georges !

Il a refusé au collectif de la Manif pour tous sa demande d’audition par la commission des lois du Sénat. «Vous représentez la pire des homophobies» a-t-il écrit. Cela ne l’a pas empêché de recevoir avec déférence le représentant de la pire homophobie, la vraie cette fois, celle de l’islam, en la personne de Mohamed Moussaoui.

Dans un précédent article, j’avais évoqué cette instructive audition qui laissait entendre que le mariage mahométan est en définitive un mariage civil concurrent du nôtre. Dans les questions qui suivirent cette audition, Jean-Pierre Michel, par une courte intervention (au tout début de la vidéo), botte en touche sur cette grave question du mariage civil concurrent mais glisse quand même (saluons le courage !) une remarque sur les mariages islamiques qui ne respectent pas toujours l’obligation préalable du mariage en mairie. Une semaine plus tard, il s’est pour cet «écart» excusé en se roulant dans le pipi et en affirmant «Je tiens à saluer M. Mohammed Moussaoui qui nous a porté par une intervention très républicaine» (sic !). Le même «très républicain» Moussaoui en réponse à une sénatrice n’a pas exclu que le «mariage pour tous» puisse provoquer une demande d’extension à la polygamie (vers la 20e minute des questions).

Jean-Pierre Michel a publiquement soutenu son attaché parlementaire qui avait fait scandale en écrivant sur Twitter : « Bonaparte tira des coups de canon face aux ennemis de la République ! Valls devrait faire de même, concernant le Printemps français ! ». « Une boutade » ont-ils marmonné pour se défendre. On a du mal à croire à une plaisanterie. Valls a répondu favorablement en envisageant le plus sérieusement du monde une dissolution du très pacifique Printemps français après que Jean-Pierre Michel eut asséné au Sénat : «La loi ne se réfère pas à un ordre naturel. Elle se réfère à un rapport de force à un moment donné. Et point final.» Non pas Bonaparte, plutôt Adolphe Thiers qui écrasa le peuple patriote avec l’aide de l’ennemi. Gare aux nouveaux Versaillais !

En bon entrepreneur communautaire, Jean-Pierre Michel est naturellement partisan du «droit de vote pour tous», (droit de vote des étrangers). Il a regretté de ne pas pouvoir assister à la cérémonie organisée au Sénat par sa collègue Esther Benbassa, ennemie de la nation.

Etre républicain exige de ne pas se prononcer pour une loi uniquement parce que l’on est philosophiquement d’accord avec son contenu, mais que l’on juge de l’opportunité de cette loi. Je m'inspire des propos d'une ex-camarade (républicaine, elle) devenue députée : «Le principe dʼégalité n'oblige pas à un traitement identique de situations différentes. La laïcisation républicaine signifie que lʼEtat prend en charge une question en vue du bien commun. Cette loi (Taubira) répond-elle à une demande impérieuse du corps social ? Il ne me semble pas que les Français lʼaient réclamé de manière urgente. La nouvelle loi reconnaît-elle un besoin social qu’il nʼétait plus possible de réfréner ? Associations et porte-parole virulents ont sans doute largement confisqué l'opinion réelle du pays et trop impressionné les auteurs du projet.»

Il sʼagit bien dʼune loi dictée par un micro-lobby communautariste sans légitimité auprès de lʼensemble des homos et a fortiori auprès de l'ensemble des Français. Les entrepreneurs communautaires (Crif, Ccif, Gays, etc...) font leur beurre sur le dos d’une communauté qu’ils ne représentent pas. C’est une victoire pour le lobby gay et une défaite pour les homos comme l’a bien résumé Adrien Abauzit dans Boulevard Voltaire. C’est une victoire de Terra Nova qui favorise les questions «sociétales» comme dérivatif à la question sociale. C’est une victoire à la Pyrrhus qui se paiera très cher. Avec de la chance, républicains et patriotes abrogeront cette loi. Si nous ne réussissons pas c’est la charia qui s’en chargera.

Pascal Olivier