Le fascisme est un syncrétisme entre la gauche et la droite duquel la composante de gauche a été liquidée. Nous devons cette définition originale et pertinente du fascisme à l’historien anarcho-marxien Daniel Guérin qui s’était posé la question des similitudes entre deux fascismes fort différents, l’italien universaliste et l’allemand raciste.

Notre ami Jacques Philarcheïn, philosophe marxien, à travers son non moins pertinent concept de Triplice de l’horreur ou encore de «capitalislamogauchisme» a vulgarisé l’idée d’une alliance Capital-Islam-Gauchisme.

L’islam est le glaive réorganisateur de la mondialisation libérale. Le gauchisme culturel (qui est à l’orthodoxie marxienne ce que sont les Témoins de Jéhovah au concile de Chalcédoine) est le prescripteur spirituel (inverseur des valeurs vertueuses) de cet attelage ; alliance contre-nature du sabre islamique et du goupillon sans dieu (cléricature gaucho-libéralo-anomiste). Ce dernier a même sa langue liturgique. Il use et abuse de certains épithètes comme «festif» ou «ludique», il a aussi ses mantras, le «vivre ensemble» en est un qui tourne en boucle comme pour mieux conjurer le sort.

Lorsque dames Barjot, Bourges et Boutin vont en croisade contre le mariage homo, elles font de l’anticléricalisme sans le savoir ! «Le cléricalisme voilà l’ennemi !» pourraient-elles s’écrier si elles prenaient conscience de la vraie nature de leur combat. Combat néanmoins parcellaire parce qu’elles n’ont pas compris que le bras armé du «capitalislamogauchisme» est l’islam conquérant. Elles ne l’ont pas compris parce qu’en apparence il y a en effet contradiction. Qu’y a-t-il de plus droitier, de plus rétrograde, de plus gauchicide que l’islam ? Rien. Il est en revanche plus étonnant que les troupes de Jean-Luc Mélenchon s’obstinent et s’échinent à réitérer l’expérience tragique du Parti Toudeh.

Si en France la liquidation de la «gauche» par le droitier islam est loin d’être achevée comme en Iran, elle a cependant bel et bien commencé malgré la complicité de façade et la soumission de ce goupillon sans dieu au glaive islamique. La première expression spectaculaire de ce processus est apparue pendant les manifestations anti-CPE de l’année 2006 attaquées par des «jeunes», mot euphémique qui désigne des voyous mahométans (islamo-racailles en terminologie marxienne) aussi sûrement que «classe moyenne» désigne les autochtones «blancs» des classes populaires. Le dernier épisode en date est la mairie de «gauche» d’Argenteuil attaquée par des mahométans et le commissaire de police frappé contraint de se réfugier dans la mairie en question.

Avec la Manif pour tous, pour la première fois depuis longtemps, a été rompue par des Français bien élevés, la suprématie des islamos-racailles et l’on n’a pas vu ces derniers s’attaquer à ce type de manifestation. En revanche la cléricature de «gauche» a utilisé la puissance publique pour la réprimer comme elle n’a jamais osé le faire dans les places de sûreté islamiques. On a même vu des Lacombe Lucien «bien de chez nous» attaquer la Manif pour tous au nom de l’anti-fascisme. Depuis la guerre d’Espagne c’est au nom de l’anti-fascisme que l’on réprime les peuples (lire ou relire Hommage à la Catalogne de George Orwell), François Mitterrand l’avait bien compris et mis en pratique, et depuis le choc pétrolier c’est au nom de l’anti-racisme que l’on réprime les patriotes.

Il y a eu également quelques mahométans «bien élevés» qui ont participé à la Manif pour tous. Mais comme le rapporte notre ami Bernard Dick leur banderole tranchait singulièrement. Il ne s’agissait pas d’un bon enfant «François ta loi on en veut pas» mais d’un inquiétant « Les musulmans de France n’accepteront jamais cela » qui plus est écrit en arabe.

Curieux paradoxe que cette cléricature de «gauche» qui prône un hédonisme de marché qu’elle présente comme le nec le plus ultra du progressisme, fait réprimer les vertueux qui s’y opposent et se soumet le plus docilement du monde au glaive islamique. Il faudra à l’avenir écrire sur cette question à la manière de la précieuse somme très documentée de l’historien Simon Epstein : Un paradoxe français, antiracistes dans la Collaboration, antisémites dans la Résistance.

Dans les territoires perdus de la République que sont les places de sûreté islamiques s’exerce une ultra violence envers les homos, des couples de même sexe ont dû fuir ou se faire exfiltrer par la police. S’il est vrai que la violence contre les homos a augmenté à l’occasion de la discussion de la loi dite abusivement du «mariage pour tous», il s’avère après coup que l’agression de Nice comme celle du XIXe à Paris ne viennent pas de cette partie de la population que Gabrielle Cluzel a appelé «la France bien élevée».

Renaud Camus à propos de la violence homophobe suscitée par la loi Taubira : « Elle prospère à l’occasion d’un projet absurde, qui n’a strictement rien à voir avec l’esprit et avec les plus vives traditions de l’homosexualité et les ridiculise. Ce projet s’appuie sur une conception totalement absconse et mécanique de l’égalité, la même qui a déjà détruit l’école et la vie culturelle. »

Comme Renaud Camus, Daniel Guérin ne faisait pas mystère de son homosexualité. Il avait eu en outre le bon goût d’épouser une femme et de ne jamais s’en séparer. Il avait compris dès la fin des années 70 le danger que représentait la réification de la question homosexuelle.

Extrait d’un article d’Alexandre Marchant : « Néanmoins, la fin des années 1970 et le début des années 1980 marquent pour Guérin une étape de déception vis-à-vis du mouvement homosexuel. En effet, il critique, comme Guy Hocquenghem au même moment dans La dérive homosexuelle (1977), la « ghettoïsation » du monde homosexuel sur lequel des frontières symboliques, héritières de la retombée de la politisation, se sont maintenant abattues en lui donnant une forme communautaire. L’homosexualité, définie comme une identité subversive et comme moyen de transformer une société, est devenue, par l’action des multiples mouvements militants qui s’en revendiquaient, une fin en-soi. Le discours homosexuel militant a réifié l’homosexualité en en faisant un objet de débats et de revendications sur la place publique. Guérin fustige également les débuts de la « commercialisation » du monde gay. Prolongeant ses réflexions sur la nature et le fondement de l’homosexualité, notamment dans Homosexualité et Révolution (1983), Guérin se réfugie dans ses souvenirs des années 1920 et 1930 où, selon lui, les identités homosexuelles et hétérosexuelles étaient loin d’être essentielles, exclusives et réifiées :« Il n’y a aucun doute que la discrimination est maintenant plus forte qu’à l’époque de ma jeunesse. Cette soi-disant révolution sexuelle n’a pas du tout été dans le sens que nous pouvions souhaiter »

Point n’est besoin de remonter jusqu’à Juvénal pour savoir que cette affaire de mariage homo peut très mal finir. Il suffit de lire les plus grands zélateurs de l’homosexualité qui pour certains font preuve d’une grande lucidité pour s’en rendre compte. La cléricature de «gauche» qui promeut «le mariage pour tous» tout en étant soumise au glaive islamique emmène les homos à l’abattoir.

En dédaignant le micro lobby communautariste LGBT, en marquant leur refus de l’aventure du basculement anthropologique inédit que serait le mariage homo et surtout le chamboulement de la filiation, les très peu bigots et néanmoins vertueux Jean-Pierre Chevènement et Nicolas Dupont-Aignan ont fait preuve de résistance républicaine.

Pascal Olivier