Manuel Valls a assimilé la libre critique des religions à un sacrilège en déclarant le 6 juillet dernier, dans son discours d'inauguration à la Grande mosquée de Cergy, que «toute attaque contre une religion est une attaque contre la République». Il s’est soumis le 21 juillet dernier à une prescription coranique en prenant part à des agapes nocturnes que les mahométans qualifient de «rupture du jeûne», il a en outre, à cette occasion, en mangeant halal, participé à un rite sacrificiel. Nous avons la certitude à Résistance républicaine que le ministre de l’Intérieur ne participera pas officiellement au sacrifice de la messe en communiant à l’occasion des prochaines célébrations de la Nativité ou de Pâques et que les auteurs de critiques même très véhémentes et soutenues contre le christianisme continueront de recevoir honneurs, lauriers et subventions pendant que ceux qui critiquent l’islam continueront de recevoir des coups. 

Non seulement la laïcité est bafouée mais son invocation ne sert plus qu’à dispenser l’islam des contraintes d’un régime concordataire. L’islam acquiert jour après jour le statut de religion d’Etat. Au pays de Clermont-Tonnerre il est loin d’être envisagé que l’islam se soumette à notre substrat culturel, voire à nos lois, l’islam étant  par dessus tout une loi. C’est en acceptant de modifier la loi mosaïque que les juifs sont devenus nos frères égaux en droits et en devoirs. Résistance républicaine salue au passage la décision du tribunal d’Orenbourg qui interdit la vente sur le territoire de la Russie de 65 livres islamiques parmi lesquels les hadith-s de Boukhari, ceux de Muslim et la Sira. Résistance républicaine continue de demander que soit interdit de célébration, d’apologie, de récitation, de lecture et d’enseignement tout un corpus de textes islamiques que même les musulmans les plus «modérés» se refusent à répudier comme l’a démontré la tentative de dialogue qui a tourné court entre nous et l’imam Chalghoumi. 

Quel est le sacré en France ? Autrement dit où est le sacrilège et où est le sacrifice ? Que peut-on moquer ou critiquer ? Pour quelle cause accepte-t-on de mourir ou de tuer ?  Une partie de la réponse a été donnée plus haut. L’autre partie nous est donnée par François Hollande : les familles des trois militaires assassinés par Mohamed Merah n’ont pas été invitées au défilé du 14 juillet, alors que c’est la tradition, pour les parents de soldats morts pour la France. 

Nous sommes malgré tout sereins parce que nous faisons confiance au peuple de France qui sait se montrer courageux dans les moments difficiles, bientôt des millions de chevaliers de la Barre se lèveront pour écraser l’infâme.

Pascal Olivier

Texte intégralement écrit par Pascal Olivier après que Pierre Cassen eut souhaité un communiqué de Résistance républicaine sur la question. Christine Tasin, bien qu'opposée à un communiqué, finit par le signer pour le Directoire de Résistance républicaine.