Et si le Parti Socialiste rappelait Jean-Pierre Chevènement ?
Par Pascal Olivier le lundi 8 juin 2009, 17:42 - Lien permanent
On pourrait presque remercier Nicolas Sarkozy . Après avoir débarrassé le Parti Socialiste de son mentor libéral-social, Dominique Strauss-Kahn, par un exil doré qui ressemble fort à un bannissement ( voir mon billet “DSK, le Masque de fer”), Nicolas Sarkozy a mis un coup d’arrêt aux ambitions de François Bayrou de réitérer la stratégie de François Mitterrand : prendre la France par la gauche.
Dans le rôle du second couteau, Daniel Cohn-Bendit a parfaitement rempli sa mission. Nous saurons assez vite quelle sera sa récompense.
Le Parti Socialiste est à terre. S’il veut se relever, il ne lui reste plus qu’à faire appel à Jean-Pierre Chevènement, à fermer enfin la parenthèse libérale ouverte en 1983 et à se débarrasser du carcan pseudo-européen, instrument de notre vassalisation à l’empire américano-anglo-germano-turc, afin de retrouver notre indépendance, notre liberté, notre prospérité et notre influence dans le monde.
Félicitations à nos amis de Debout la République qui avec un score autour de 2% ont réalisé, vu les circonstances, une véritable prouesse.
La critique de gauche de l’islam que j’appelais de mes vœux, ne peut plus attendre si nous voulons retrouver le peuple. Nous ne pouvons pas continuer à laisser seule “Riposte Laïque” sauver l’honneur de la gauche.
Il n’y a rien de plus droitier, de plus efficace contre la gauche, de plus gauchicide que l’islam et dans les périodes troubles qui s’annoncent, grande pourrait être la tentation de nos oligarchies d’utiliser ce formidable instrument de coercition qu’est l’islam.
Il faut faire vite avant qu’Obama-Caracalla ne se transforme en Obama-Constantin et n’organise l’islam en religion de l’Empire. L’obscène révérence d’Obama devant le roi d’Arabie Saoudite et le discours du Caire, ne sont qu’un début.
Si dans cette distribution Jean-Pierre Chevènement se voit en inoculateur des ferments de la laïcité et des Lumières dans l’islam à l’instar de ceux qui ont distillé l’humanisme antique dans le christianisme, il se trompe lourdement. Il serait temps de se débarrasser du mauvais génie daté que fut Jacques Berque. “Les nouvelles Andalousies” rêvées par celui-ci sont en réalité un cauchemar. Nous savons tous maintenant que le postulat est un faux, produit de la mythologie et de la propagande islamique.
Régis Debray, en 2003, dans sa contribution épistolaire à la commission Stasi, Ce que nous voile le voile - La République et le sacré, avait écrit : “Même si on ne prévoit pas de guerres ethniques et religieuses en Europe avant 2030 ( les conflits dits de défédération étant les plus cruels ), il y a, dans l’immédiat, du pain sur la planche ; le découper de travers ferait un mauvais début”.
Ne pas découper le pain de travers, voilà notre mission.
Pascal OLIVIER