Sans doute faut-il modérer les espoirs d’une relation plus apaisée avec le monde arabo-musulman grâce à Obama.

Il ne faut pas sous-estimer le mépris que peut susciter un noir dans le monde arabe, monde arabe qui a razzié et réduit en esclavage les noirs durant 13 siècles, situation qui perdure encore au Soudan.

Mais encore plus grave, Barack Hussein Obama est né musulman et s’est converti au christianisme, c’est donc un apostat. L’apostasie est un crime majeur dans le monde musulman sanctionné par la peine capitale. Des Etats qui se veulent modernes comme l’Egypte ou le Maroc ont transformé la sanction en peine de mort civile : le mariage du condamné est dissous le cas échéant et sa succession ouverte. Le plus souvent les islamistes ne se satisfont pas de cette mort civile et exécutent eux-mêmes le condamné. C’est ce qui est arrivé à un écrivain égyptien

Il faut donc bien plus craindre des risques d’attentats de ce coté que des partisans d’un “white power”. Que la principale puissance mondiale ait à sa tête un apostat à l’islam peut être vécu comme l’humiliation ultime. Oussama Ben Laden ne pourra plus déclarer comme il le fit dans les années 90 au directeur des cahiers de l’Orient, Antoine Sfeir : ” les USA sont un don du ciel”.

Je suis agacé par l’obamania ambiante et les leçons de diversité que nous assènent les communautaristes. Pendant qu’une ségrégation violente sévissait aux USA, nous avions en France une égalité des droits et un noir président du Sénat, numéro 2 de la République.

Régis Debray avait écrit en 2002 un roman politique “l’Edit de Caracalla ou plaidoyer pour les États-Unis d’Occident”. Il semble que nous y voilà. Caracalla avait un père berbère et une mère syrienne. Son édit de 212 qui octroyait la citoyenneté romaine à tous les hommes libres de l’Empire redonna pour quelques temps vitalité à l’Empire. Le revers de la médaille c’est que quand le centre a besoin de la périphérie, la sortie n’est pas loin. C’est peut-être la meilleure nouvelle du syndrome Obama.

Pascal OLIVIER