Nicolas Sarkozy : le renoncement face à la mondialisation libérale
Par Pascal Olivier le vendredi 25 avril 2008, 14:16 - Lien permanent
Le Président de la République a complètement abandonné l'idée qu'avant
d'adapter la France à une mondialisation dont il reconnaît lui-même le
caractère déraisonnable, en évoquant un quadruple choc (du dollar, des
subrpimes, du pétrole et des matières premières), il fallait changer les règles
du jeu : prendre les moyens de lutter contre l'euro cher, protéger l'Europe
contre des concurrences déloyales, mettre en oeuvre des politiques
industrielles audacieuses.
Le Président de la République, en quittant la posture de l'indépendance
nationale, a renoncé à parler clair sur le dollar aux Etats-Unis et sur le yuan
à la Chine. En faisant approuver le calamiteux traité de Lisbonne, pour les
beaux yeux de Mme Merkel, il a renoncé à réorienter la construction européenne
dans un sens plus conforme aux intérêts de la France.
C'est toute la partie volontariste de son programme électoral, celle que lui avait souflée Henri Guano, qui tombe à l'eau. Prendre les agences de notation comme boucs émissaires de ce renconcement relève d'une dérobade assez comique. « Notre capitalisme », explique le Président de la République, n'est pas moral. La belle découverte ! Et que nous propose Nicolas Sarkozy ? « Nous sommes dans un contexte international défavorable : raison de plus pour accélerer ». Le changement se réduit à 55 réformes visant à durcir la concurrence. Les renards apprécieront. Le poulailler, lui, a compris à quelle sauce il allait être mangé.
Quant au Président de la République, plus il accélerera, et plus il créera un fossé d'incompréhension entre lui même et l'opinion publique. Celle-ci ne peut comprendre le langage de l'adaptation passive à une mondialisation libérale désormais entrée en crise.
C'est toute la partie volontariste de son programme électoral, celle que lui avait souflée Henri Guano, qui tombe à l'eau. Prendre les agences de notation comme boucs émissaires de ce renconcement relève d'une dérobade assez comique. « Notre capitalisme », explique le Président de la République, n'est pas moral. La belle découverte ! Et que nous propose Nicolas Sarkozy ? « Nous sommes dans un contexte international défavorable : raison de plus pour accélerer ». Le changement se réduit à 55 réformes visant à durcir la concurrence. Les renards apprécieront. Le poulailler, lui, a compris à quelle sauce il allait être mangé.
Quant au Président de la République, plus il accélerera, et plus il créera un fossé d'incompréhension entre lui même et l'opinion publique. Celle-ci ne peut comprendre le langage de l'adaptation passive à une mondialisation libérale désormais entrée en crise.