Jean-Pierre Schosteck élu député le 3 février dans la 12ème circonscription des Hauts-de-Seine s'est empressé de désavouer le peuple en votant le 4 février à Versailles pour la modification de la Constitution en vue de la ratification du traité de Lisbonne. Un député est le représentant de la Nation tout entière, pas seulement de sa circonscription, et il s'est déshonoré en contribuant à faire rentrer par la lucarne parlementaire ce que le peuple a sorti par la grande porte du suffrage universel le 29 mai 2005. Il aurait été plus avisé de prendre exemple sur son ancien compagnon de route, Charles Pasqua, qui ne s'est pas rendu coupable de ce déni de démocratie.

C'est pourquoi j'appelle les républicains et les démocrates de Châtillon, ceux de gauche mais également ceux de l'autre rive à sanctionner cette attitude en votant contre Jean-Pierre Schosteck lors des élections municipales les 9 et 16 mars prochain.

Je déplore cependant avec tristesse que le seul parlementaire socialiste des Hauts-de-Seine, le sénateur Robert Badinter, ne se soit pas mieux comporté que le député fraîchement élu.

Je salue le civisme des parlementaires communistes de notre département qui ont tous les quatre voté contre le projet.