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  <title>Le blog de Pascal Olivier</title>
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  <language>fr</language>
  <pubDate>Fri, 10 Feb 2012 01:15:56 +0100</pubDate>
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  <item>
    <title>Droit de vote et d’éligibilité des étranger : Un seul sénateur a sauvé l’honneur de la gauche !</title>
    <link>http://blog.pascalolivier.fr/post/2011/12/12/Droit-de-vote-et-d%E2%80%99%C3%A9ligibilit%C3%A9-des-%C3%A9tranger-%3A-Un-seul-s%C3%A9nateur-a-sauv%C3%A9-l%E2%80%99honneur-de-la-gauche-%21</link>
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    <pubDate>Mon, 12 Dec 2011 13:02:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Pascal Olivier</dc:creator>
            
    <description>    &lt;p&gt;Un seul sénateur a sauvé l’honneur de la gauche en votant contre la
proposition de loi constitutionnelle visant à accorder le droit de vote et
d'éligibilité aux étrangers.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un seul, et il ne s’agit pas de Jean-Pierre Chevènement, mais de Pierre-Yves
Collombat, sénateur PS du Var. Le 10 juillet 1940, ils étaient 21 sénateurs de
gauche dont 7 de la SFIO à avoir refusé les pleins pouvoirs à Pétain. Le 8
décembre 2011, il n’en reste plus qu’un ! Gloire à Pierre-Yves Collombat
dernier patriote de gauche de la Haute Assemblée !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il a même contribué à réaliser une partie de ce que j’avais demandé dans
&lt;a href=&quot;http://blog.pascalolivier.fr/post/2011/12/06/Supplique-%C3%A0-Jean-Pierre-Chev%C3%A8nement2&quot;&gt;ma
supplique&lt;/a&gt; à Jean-Pierre Chevènement, relever le débat en faisant pièce aux
contres-vérités historiques assénées par le rapporteur de la proposition de
loi, Esther Benbassa ennemie de la nation. Qu’il en soit remercié.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jean-Pierre Chevènement s’est défilé en ne prenant pas part au débat et au
vote. Il aurait pourtant pu peser sur l’issue du scrutin. 173 voix contre 166,
4 voix auraient pu suffire à le faire basculer. La voix du Che plus quelques
autres qu’il aurait pu glaner dans son groupe RDSE et parmi les centristes
abstentionnistes. Il aurait ainsi contribué à ce qu’il appelait de ses vœux
dans &lt;a href=&quot;http://www.chevenement.fr/Pour-gagner-en-2012-la-gauche-doit-retrouver-le-sens-du-peuple_a1304.html&quot;&gt;
un article&lt;/a&gt; publié dans &lt;em&gt;Rue 89&lt;/em&gt; le jour même du débat au
Sénat : «&lt;em&gt;Pour gagner en 2012, la gauche doit retrouver le sens du
peuple&lt;/em&gt;». On ne peut pas dire qu’il ait montré l’exemple !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Grâce à lui le peuple aura la confirmation quand la proposition de loi sera
rejetée par l’Assemblée nationale, majoritairement à droite, que la fausse
gauche est plus l’héritière d’Adolphe Thiers que la droite, que la fausse
gauche est plus résolument que la droite dans le camp des jaunes briseurs de
grève, favorable au «grand remplacement en cours» dirait Renaud Camus. Michèle
Tribalat nous apprend dans &lt;a href=&quot;http://www.atlantico.fr/decryptage/britanniques-chomage-immigres-au-travail-tension-monte-royaume-uni-229953.html&quot;&gt;
un article&lt;/a&gt; publié dans &lt;em&gt;Atlantico&lt;/em&gt; «&lt;em&gt;Britanniques au chômage et
immigrés au travail : la tension monte au Royaume-Uni»&lt;/em&gt; que
&lt;em&gt;«l’emploi des personnes nées à l’étranger s’est accru de 181 000 alors que
celui des Britanniques nés au Royaume-Uni s’est effondré (-311 000)&lt;/em&gt;».&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette action d’éclat, cet acte civique et patriote que JPC s’est refusé à
faire aurait donné un coup de fouet à sa campagne et aurait donné du relief aux
atones intentions de vote qui lui sont attribuées. Mais peut-être ne veut-il
pas faire trop d’ombre à François Hollande. Il se préfère dans le rôle
d’accoucheur de Président que dans celui de Président. Avoir été la sage-femme
qui a mis au monde le bébé François Mitterrand et avoir assisté la fausse
couche de l’avorton Ségolène Royal n’a pas suffi à échauder le Che. Il en
redemande. Ce n’est pas pour autant que le PS lui sera reconnaissant, bien au
contraire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce n’était pas non plus le moment pour bousculer le PS puisqu’il semble que
des tractations sont en cours avec le MRC en vu d’un accord électoral pour les
prochaines législatives. Cette fois-ci le MRC ne pourra pas faire autrement que
de se renier, il ira à Canossa sans accord politique avec le PS, les Verts lui
ayant soufflé la politesse.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Hier dans le &lt;a href=&quot;http://www.chevenement.fr/Francois-Hollande-a-bouge-sur-un-point-il-a-rejete-le-projet-de-nouveau-traite-europeen-de-M-Sarkozy_a1310.html&quot;&gt;
12-13 de France 3,&lt;/a&gt; le Che nous a fait le cadeau d’une révélation. A la 19e
minute, à une question du journaliste sur le vote des étrangers faisant partie
des 110 propositions du candidat Mitterrand, il fit cette réponse :
«&lt;em&gt;Je me rappelle d’une négociation de réactualisation du projet de Programme
commun où Georges Marchais nous avait mis en garde, les socialistes, contre,
justement, le droit de vote aux élections locales, en nous expliquant qu’à
Champigny et dans certaines communes de l’Ile-de-France ça créerait des groupes
de pression qui seraient des électeurs agissant en bloc et qui prendraient les
maires en otage. Eh bien je pense à la lumière de l’expérience que j’ai
moi-même comme maire pendant plus de 20 ans et comme ministre de l’intérieur,
je pense que ce risque n’est pas tout à fait nul&lt;/em&gt;».&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pascal Olivier&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>Supplique à Jean-Pierre Chevènement</title>
    <link>http://blog.pascalolivier.fr/post/2011/12/06/Supplique-%C3%A0-Jean-Pierre-Chev%C3%A8nement2</link>
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    <pubDate>Tue, 06 Dec 2011 22:24:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Pascal Olivier</dc:creator>
            
    <description>    &lt;p&gt;Cher camarade, cher Jean-Pierre,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 8 décembre prochain au Sénat, en faisant progresser le processus pour le
droit de vote et d’éligibilité des étrangers, la fausse gauche portera
gravement atteinte à ce qui fonde la France, et au delà, à ce qui fonde une
bonne partie de l’humanité, la Déclaration des droits de l'homme et du
citoyen du 26 août 1789. Son article III est tout particulièrement
visé : «&lt;em&gt;Le principe de toute souveraineté réside essentiellement dans
la Nation. Nul corps, nul individu ne peut exercer d'autorité qui n'en émane
expressément&lt;/em&gt;».&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tu as dans ton livre-programme, &lt;em&gt;Sortir la France de l’impasse&lt;/em&gt;,
brillamment expliqué en quoi cette «citoyenneté de résidence», purement
idéologique, introduite par le traité de Maastricht et clairement rejetée par
les Français le 29 mai 2005, n’a pas de surcroît à être étendue aux résidents
extra-communautaires. Tu as parfaitement démontré en quoi la chimérique monnaie
unique, cause des graves tourments que subissent les peuples européens, était
également le produit de l’idéologie d’apprentis sorciers qui faisant fi de
nations millénaires pensaient qu’en l’absence d’un corps politique européen, un
cratos pouvait créer un demos. Il s’agit donc bien d’une seule et même
question, la contre-révolution en marche, il s’agit d’étouffer le cri de Valmy,
de tourner la page de notre Grande révolution qui a éclairé et éclaire le
monde.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;«Le saucissonnage de la citoyenneté» comme tu le dis si bien n’est qu’une
étape vers la création d’un «contre-citoyen», autrement dit d’un sujet du monde
post-démocratique en gestation, sujet totalement indépendant de la nationalité.
Les conclusions du Conseil européen de Tampere des 15 et 16 octobre 1999 vont
dans ce sens : « &lt;em&gt;Le statut juridique des ressortissants des pays
tiers devrait être rapproché de celui des ressortissants des Etats membres. Une
personne résidant légalement dans un Etat membre pendant une période à
déterminer et titulaire d’un permis de séjour de longue durée devrait se voir
octroyer dans cet Etat membre un ensemble de droits uniformes aussi proches que
possible de ceux dont jouissent les citoyens de l’Union européenne&lt;/em&gt; ».&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une partie importante de la fausse gauche est favorable à cette «citoyenneté
européenne» de résidence et demande que les extra-communautaires jouissent des
mêmes droits que les communautaires, donc y compris du droit de vote et
d’éligibilité à l’élection du Parlement européen. L’autre partie de la fausse
gauche, plus prudente, préfère procéder par étapes en commençant par les
municipales. Les ennemis de la nation n’ont pas encore vraiment trouvé la
faille pour exiger la même chose pour les législatives et les présidentielles,
mais ce n'est pas vraiment nécessaire puisque l'échelon national est appelé à
disparaître...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aussi, je suis peiné et consterné d’apprendre que tu ne prendras pas part au
débat et au vote sous prétexte de ne pas te «laisser instrumentaliser» !
Seul toi peux peser sur le débat. Il doit bien se trouver à gauche une poignée
de sénateurs sincères que tu pourrais convaincre, et à droite parmi ceux tentés
par la pseudo-modernité de cet abandon de souveraineté, une autre poignée de
sénateurs que tu pourrais également convaincre. Cela suffirait à faire capoter
ce funeste dessein des ennemis de la nation. Tout au moins cela servirait à
relever le débat. Je pense en disant cela, entre autres, au rapporteur de la
proposition de loi scélérate, Esther Benbassa, appartenant au régressif,
obscurantiste et réactionnaire EELV. Elle a tout simplement omis dans sa
présentation historique lors de l’examen en commission le fameux article III de
la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tu demandes à François Hollande d’acquérir une stature d’homme d’Etat en
s’affranchissant des turpitudes de son parti et de celui des Verts. Charité
bien ordonnée commence par soi-même, n’es-tu pas candidat ! Pourquoi cette
désertion ? Si tu penses que faire bouger les lignes sur cette question à
gauche est une cause désespérée, pourquoi au moins ne pas sauver l’honneur de
la gauche par ta participation au débat et au vote ? Il me semblait que tu
avais fait tien l'aphorisme de Guillaume d'Orange emprunté à Charles le
Téméraire : &amp;quot;Point n'est besoin d'espérer pour entreprendre ni de réussir
pour persévérer».&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Salut et fraternité.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pascal Olivier,&lt;br /&gt;
militant du MRC&lt;br /&gt;
co-fondateur de Résistance républicaine avec deux anciens camarades du MRC.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>Les ennemis de la nation (PS et EELV) signent un pacte. La candidature de Chevènement renforce le camp des patriotes.</title>
    <link>http://blog.pascalolivier.fr/post/2011/11/30/bvjvjvjvb</link>
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    <pubDate>Wed, 30 Nov 2011 22:13:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Pascal Olivier</dc:creator>
            
    <description>    &lt;p&gt;J’emprunte l’expression «ennemis de la nation» à Maximilien de Robespierre.
Elle sied parfaitement au PS et à EELV signataires d’un pacte qui prend la
forme d’un programme politique pour liquider la France.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il s’agit d’occire le dernier fleuron de notre industrie, fleuron jalousé
dans le monde entier, notre nucléaire civil qui contribue à notre indépendance
énergétique, à notre souveraineté, à notre liberté. Il s’agit de renoncer à
notre siège permanent au Conseil de sécurité de l’ONU, de supprimer le droit de
veto des cinq membres permanents du Conseil de sécurité. Il s’agit de la
co-officialisation de 70 idiomes à égalité avec le français par la ratification
de la charte des langues minoritaires et régionales. Tout cela a au moins le
mérite de la clarté.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il se pourrait bien que le PS ainsi bardé rencontre quelques difficultés à
berner une nouvelle fois le MRC et Jean-Pierre Chevènement. Le Che a demandé
que tel Louis XI Francois Hollande déchirât ce pacte contraire aux intérêts de
la France. JPC qui avait contribué à l’intronisation de Francois Mitterrand au
congrès fondateur d’Epinay en 1971 et qui avait rédigé les deux programmes du
Parti socialiste dans l’opposition en 1972 et 1980 avait été désavoué, trahi
par le tournant de 1983. Beaucoup plus récemment un &lt;a href=&quot;http://www.chevenement.fr/Declaration-commune-PS-MRC-volet-politique_a122.html&quot;&gt;
accord politique&lt;/a&gt; avait été signé fin 2006 entre le MRC et le PS. François
Hollande était le premier secrétaire et Ségolène Royal la candidate à
l’élection présidentielle. La bougresse n’avait pas attendu aussi longtemps que
Mitterrand pour trahir. Ce fut fait entre les deux tours de la présidentielle .
Elle fit siennes les thèses de la sortie du nucléaire en total contravention
avec l’accord. Elle fila le parfait amour politico-idéologique avec un
pseudo-philosophe très médiatisé pourfendeur de «l’idéologie française», aux
antipodes du Che. Peu après, Royal et Hollande piétinèrent définitivement
l’accord en se rendant coupables de crime conte la démocratie par le soutien,
au moins implicite, au traité de Lisbonne, forfaiture de Sarkozy, coup d’Etat
contre le souverain. Je pense comme Paul-Marie Coûteaux que tous ceux qui se
sont rendus coupables et complices de ce crime devront rendre des comptes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le MRC était piégé par les très honorables accords politiques (et piètres
accords électoraux) qu'il signait avec le PS. Gardien de l'orthodoxie
socialiste républicaine, il est un reproche vivant pour le PS, sa conscience
morale en exil, son «aiguillon républicain» comme le MRC aime misérablement à
le répéter. Le MRC ne se reniait pas pour autant en signant avec le PS car ce
dernier ne faisait pas de grandes difficultés pour faire mine de s’aligner sur
les positions du MRC. Cela n’empêchait pas le MRC d’en sortir à chaque fois
trahi et cocufié.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L’accord PS-EELV bouscule fort opportunément cette routine. Le Che n’a pas
mâché ses mots : «&lt;em&gt;Une secte&lt;/em&gt; (les Verts) &lt;em&gt;fanatique, un
mouvement anti-science, obscurantiste, régressif&lt;/em&gt;». Il espère encore que
Hollande adoptera son «logiciel» après avoir renié celui des Verts. Il pourrait
ainsi se retirer la conscience tranquille avec le sentiment du devoir accompli.
Toujours cette fameuse stratégie d’influence. C’est lui qui a jadis convaincu
la gauche de la nécessité de la force de frappe, la fameuse dissuasion
nucléaire. Notre Cincinnatus national ne rêve pas d’être Président, même pas en
se rasant, il n’en a pas non plus rêvé enfant. Il est candidat comme en 2002
par devoir et par défaut, «pour faire bouger les lignes». Les lignes ont bougé
à gauche, mais pas dans le sens escompté.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En attendant la candidature du Che renforce le camp des patriotes. Sa voix
porte. Elle amplifie celle ténue d’un Nicolas Dupont-Aignan et apporte, certes
bien malgré lui, une onction à celle de la jeune Marine Le Pen. Celle-ci avait
affirmé qu’elle se sentait proche de lui. De son côté les lignes ont bougé, la
conversion républicaine de Marine est plutôt réussie. Eh oui on ne choisit pas
toujours ses héritiers, encore moins ses compagnons et camarades de résistance.
Et puisque comme le dit très justement JPC nous sommes en juin 40...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Che quant à lui et contre toute attente a fait bouger ses propres lignes.
Partisan, en bon républicain, d’une citoyenneté de nationalité et non pas de
résidence, il était par principe opposé au droit de vote des étrangers. Mais
par l’effet d’un incroyable paralogisme il était malgré tout favorable au vote
des étrangers : les ressortissants de l’Union européenne peuvent depuis le
traité de Maastricht prendre part aux élections locales, les scandinaves
peuvent voter, alors pourquoi pas les nord-africains plus proches de
nous ? Dans son livre programme, &lt;em&gt;Sortir la France de l’impasse&lt;/em&gt;,
il écrit : «&lt;em&gt;Ce n’est pas parce qu’on a commis une erreur qu’on doit la
généraliser&lt;/em&gt;». Alléluia ! Il ne reste plus qu’à espérer que l’étape
suivante soit un aggiornamento sur la question migratoire et la question
islamique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pascal Olivier&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>Ce que ni Sarkozy ni le PS ne disent sur les dessous de la dette…</title>
    <link>http://blog.pascalolivier.fr/post/2011/11/20/Ce-que-ni-Sarkozy-ni-le-PS-ne-disent-sur-les-dessous-de-la-dette%E2%80%A6</link>
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    <pubDate>Sun, 20 Nov 2011 18:49:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Pascal Olivier</dc:creator>
            
    <description>    &lt;p&gt;Nicolas Sarkozy achète du temps à prix d'or en tentant de maintenir l’euro
sous perfusion jusqu’aux prochaines élections présidentielles et législatives.
Il n’est pas dit qu’il y arrive. Il n’arrivera pas non plus, et là c’est une
quasi certitude, à maintenir le triple A, maintien du triple A qu’il a pourtant
donné pour seul horizon à son peuple, reconnaissant ainsi que c’est Standard
&amp;amp; Poor’s qui dicte la politique de la France !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En attendant il a parfaitement réussi lors de sa conférence le 27 octobre
dernier et lors du G 20 de Cannes à ne pas aborder la principale question,
celle de la surévaluation de l'euro qui crée de la dette dans toute la zone
sauf en Allemagne. La zone euro, on pourrait presque dire la zone mark, permet
à l’Allemagne d’y réaliser 60% de ses excédents commerciaux (70% dans l’UE). On
comprend mieux pourquoi l’Allemagne s’oppose à une dévaluation de l’euro.
Sarkozy a préféré plus confortablement aborder la question de la sous
évaluation du yuan.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il a tenté de culpabiliser les Français : &amp;quot;Nous dépensons trop&amp;quot;. C’est
faux. Il n’y a pas d’augmentation des dépenses mais plutôt une baisse des
recettes en raison de la désindustrialisation de la France. La part de
l’industrie dans notre PIB est passé de 30% en 1982 à 13% actuellement. La cure
d'austérité qu'il préconise est au contraire facteur de récession comme on peut
en voir déjà les effets dévastateurs en Grèce. La rigueur est un facteur
de ralentissement de l’économie qui engendre une baisse des recettes fiscales
et du coup une augmentation de la dette. Sans politique de relance industrielle
conséquente il ne peut y avoir de protection sociale qui tienne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nicolas Sarkozy a soigneusement omis de dire que le quart de la dette est dû
à une décennie de politique du franc fort destinée à converger avec le mark en
vue de l'euro. Cette politique du franc fort nous a en outre coûté un million
d'emplois. Nous avons ainsi avec cette politique désastreuse pour notre
compétitivité indirectement contribué à financer la réunification
allemande ! Un autre quart de la dette est à mettre sur le compte de
l'euro trop élevé pour notre économie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une bonne partie du reste de la dette est imputable à la privatisation de la
création monétaire, véritable pillage, conséquence de la conjugaison de la
&lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Loi_n%C2%B073-7_du_3_janvier_1973_sur_la_Banque_de_France&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;loi Pompidou-Giscard de 1973&lt;/a&gt; (reprise par l'article 104 du
traité de Maastricht puis par l'article 123 du traité de Lisbonne) et de la
dérégulation générale et généralisée commencée dans les années 80. L’Acte
unique européen (signé en 1986, entré en vigueur en 1987) s’accompagne de pas
moins de 300 directives de dérégulation !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette loi de 1973 qui au départ avait pour fonction d’empêcher la création
monétaire (vulgairement , actionner la planche à billets) facteur d’inflation,
obligeait le Trésor à se financer soit auprès des banques, soit par le
lancement d’emprunts nationaux. Le Trésor ne pouvait donc plus emprunter à la
Banque de France à un taux compris entre 0 et 1% comme c’était le cas
auparavant. Cela pouvait avoir un sens tant que l’argent prêté par les banques
était celui des déposants. Mais quand les banques empruntent à 1% auprès de la
BCE (Banque centrale européenne) et prêtent aux taux assassins de 6% à l’Italie
ou de 10% à la Grèce il s’agit à nouveau d’une création monétaire cette foi-ci
privatisée assortie d’une mise en coupe réglée du pays emprunteur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors que la crise est mondiale, que la cigale américaine avec sa banque
centrale fait de la création monétaire à tire-larigot, que l’euro était sensé
nous protéger, pourquoi la zone euro s’avère-t-elle le maillon faible de la
planète ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D’abord parce que historiquement toute intégration monétaire réussie
s’accompagne d’une phase de protectionnisme. C’est le contraire qui s’est
produit dans la zone euro, alors que Chinois et Américains faisaient du
protectionnisme, la zone euro était offerte à tous les mauvais coups par une
quasi absence de barrières douanières, la fameuse «concurrence libre et non
faussée», autrement dit le renard dans le poulailler ou le loup dans la
bergerie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais surtout parce que l’euro est avant tout une monnaie politique avec un
vice de conception originel dénoncé dès le départ en 1992 lors du débat autour
du référendum de Maastricht par Chevènement, Séguin et Pasqua. 17 nations
différentes par la culture, la langue, l’histoire, les structures économiques
avec chacune une monnaie qui en est le corollaire ne peuvent avoir la même
monnaie qu’à la condition de ne plus faire qu’un. Les concepteurs de l’euro le
savaient. Ils voulaient forcer les choses. Faisant fi de nations millénaires,
ces apprentis sorciers pensaient qu’en l’absence d’un corps politique européen,
un cratos pouvait créer un demos !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comble de l’ironie cette monnaie faite pour faire converger les pays les a
fait diverger : excédent d’un côté et déficit, endettement et
désindustrialisation de l’autre. Il faut dire que l’Allemagne l’a en permanence
«joué perso». Opérer en Allemagne une déflation compétitive (baisse des
salaires) au détriment de ses partenaires de la zone euro privés de la
possibilité de dévaluer n'est pas très fair-play, d’autant plus que les pays du
Sud de l’Europe ont des économies qui traditionnellement marchent à la
dévaluation. Cerise sur le gâteau, l’Allemagne a toujours refusé que la BCE ait
un autre mandat que celui de la lutte contre l’inflation, comme par exemple
celui de favoriser la croissance et l’emploi. Et dire que la promesse de l’euro
a été l’expédient qui a permis à l’Allemagne de faire accepter sa
réunification !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tous les cabris qui nous chantent que la solution est dans le saut fédéral
sont des charlatans. L’Allemagne est très soucieuse de sa souveraineté. La Cour
constitutionnelle de Karlsruhe a jugé qu’il n’y avait pas de peuple européen et
par conséquent un déficit de démocratie européenne et que le dernier mot
revient donc au Bundestag. La nation est le lieu de la démocratie mais aussi
celui de la solidarité. L’Allemagne n’est pas disposée pour telle ou telle
région d’Europe à consentir les mêmes sacrifices que pour les länder de l’Est.
Il n’est pas impossible que pour éviter de payer elle sorte de l’euro après
s’être copieusement payée sur la bête. Des marks auraient été discrètement
imprimés au cas où.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nicolas Sarkozy prétend aujourd’hui qu’avoir accepté la Grèce dans la zone
euro fut une erreur. A partir du moment où l’euro avait un but politique et non
pas économique la Grèce y avait toute sa place. Il semble que Sarkozy ait
l’intention d’arrimer la France à l’Allemagne dans une zone euro débarrassée
des pays du Sud. Si cela se confirmait, quelle erreur historique ce serait pour
la France ! Elle perdrait dans cette nouvelle zone mark le peu d'industrie
qu’il lui reste et subirait la concurrence des pays du sud de l'Europe dotés
d'une nouvelle (ancienne) monnaie dévaluée. La France est le seul pays à avoir
à la fois une façade maritime conséquente en Méditerranée et une façade au Nord
avec la Manche et la mer du Nord. Son nom est germanique, seuls les Grecs qui
ont la mémoire longue ont gardé dans leur langue les termes de Gaule et de
Gaulois (les colons qui hantent nos banlieues nous appellent également des
Gaulois, mais pour des raisons beaucoup moins amicales). Mais notre langue est
latine et notre culture beaucoup plus gréco-latine que germanique. Gramsci
pensait que la France était plus l'héritière de Rome que l'Italie. Cette
digression pour dire qu'en plus des intérêts évidents qu'aurait la France à ne
pas s'engluer dans une union monétaire réduite à la Hanse, la présence de la
France dans une éventuelle union monétaire des pays latins et de la Grèce
serait riche en symbole.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mon économiste préféré, le brillant Jacques Sapir, envisageait &lt;a href=&quot;http://www.marianne2.fr/L-euro-peut-il-survivre-a-la-crise-1-3_a201114.html&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;(1)&lt;/a&gt; (&lt;a href=&quot;http://www.marianne2.fr/L-euro-peut-il-survivre-a-la-crise-2-3_a201116.html&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;2&lt;/a&gt;) (&lt;a href=&quot;http://www.marianne2.fr/L-euro-peut-il-survivre-a-la-crise-3-3_a201117.html&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;3&lt;/a&gt;) des solutions intermédiaires, comme celle que je je viens
d'évoquer, pour préparer une fin de l’euro qui ne soit pas abominable. &amp;quot;&lt;em&gt;Les
solutions intermédiaires, par exemple l’établissement d’une monnaie commune
avec certains pays dans le cadre d’un système de changes fixes mais révisables
et un contrôle des capitaux, sont encore possibles. Mais, pour cela, il nous
faut retrouver notre autonomie monétaire et financière. Cela veut dire
retrouver notre monnaie, une opération bien moins difficile que l’on veut nous
le faire croire.&lt;/em&gt;&amp;quot;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si Papandréou avait été patriote, voilà comment il aurait défendu les
intérêts de son pays et par la même occasion celui des européens. Lisez cet
article récent de Jacques Sapir, cela en vaut la peine : &lt;em&gt;&lt;a href=&quot;http://www.marianne2.fr/Comment-Papandreou-aurait-pu-eviter-l-ukase-du-directoire-Merkozie_a212260.html&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Comment Papandréou aurait pu éviter l'ukase du directoire
Merkozie&lt;/a&gt;&lt;/em&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De tous les candidats à la présidentielle seuls trois d’entre eux ne se
moquent pas du peuple sur cette question. Il s’agit de Jean-Pierre Chevènement,
de Marine Le Pen et de Nicolas Dupont-Aignan. Peu de choses les différencie. Ce
pourrait être le sujet d’un autre article.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pascal Olivier&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(Publié le 14 novembre 2011 dans &lt;em&gt;Riposte Laïque&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>Goasguen et la direction nationale du B’nai B’rith sont dans l’esprit munichois</title>
    <link>http://blog.pascalolivier.fr/post/2011/11/20/Goasguen-et-la-direction-nationale-du-B%E2%80%99nai-B%E2%80%99rith-sont-dans-l%E2%80%99esprit-munichois2</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:96d77e4021d1ce182590409410c95c35</guid>
    <pubDate>Sun, 20 Nov 2011 17:15:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Pascal Olivier</dc:creator>
            
    <description>    &lt;p&gt;Suite à &lt;a href=&quot;http://ripostelaique.com/eviction-de-rl-goasguen-se-defausse-piteusement.html&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;la séquence&lt;/a&gt; Claude Goasguen versus Riposte laïque voici un
rappel de quelques déclarations du député-maire :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L&lt;a href=&quot;http://www.123video.nl/playvideos.asp?MovieID=629132&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;e 14 novembre 2009 chez Ardisson&lt;/a&gt; : «&lt;em&gt;On est allé trop loin
dans l'assimilation, il faut lâcher du lest&lt;/em&gt;». Un peu plus loin dans
l'entretien, il est question de désamorcer par le semblant de débat sur
«l’identité nationale» la légitime inquiétude et révolte des Français :
«&lt;em&gt;C'est un problème très important pour la France, sinon ça va
péter&lt;/em&gt;».&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://www.wat.tv/video/claude-goasguen-islam-republique-38vdd_2exyh_.html&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Le 15 décembre 2010 chez Field&lt;/a&gt; au plus fort de la
médiatisation (grâce à RL et à la résistance) de la confiscation de l’espace
public par les mahométans : «&lt;em&gt;... un islam de la République, ce sera à
mon avis beaucoup plus facile qu’avec l’Eglise catholique parce que l’islam est
moins hiérarchisé que l’Eglise catholique et s’adapte parfaitement au pays dans
lequel il vit.&lt;/em&gt;»&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La messe était déjà dite. Goasguen a choisi son camp, il n’y a rien de
nouveau sous le soleil. Vivement la libération !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quant au B’nai B’rith qui était le seul à pouvoir réellement interdire un
livre ou des invités à son salon, le moins qu’on puisse dire est qu’il n’a pas
mis longtemps à céder aux &lt;a href=&quot;http://ripostelaique.com/salon-litteraire-du-bnai-brith-lepuration-continue.html&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;pressions conjuguées&lt;/a&gt; de Claude Goasguen, de la fausse gauche,
du Crif et consorts.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous n’avions pas hésité à Résistance républicaine, quitte à perdre quelques
uns de nos camarades, à condamner l’opération «&lt;a href=&quot;http://www.resistancerepublicaine.eu/2011/un-bateau-pour-gaza-communique-de-presse-de-resistance-republicaine/&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Un bateau pour Gaza&lt;/a&gt;». Le B’nai B’rith n’a pas fait preuve du
même courage. Il semble que la résistance française ne pourra plus compter sur
lui après cette mise au pas.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Après ce revirement et cette prise de distance d’avec la résistance, comment
ne pas penser à la traditionnelle et détestable attitude, au manque de
solidarité de l’Etat d’Israël envers les autres peuples ou minorités qui ont
fort à faire avec les mahométans ? Israël n’a, par exemple, toujours pas
reconnu le génocide des Arméniens en raison de l’alliance stratégique conclue
avec la Turquie. Il y avait quelque chose d'obscène dans cette alliance entre
le premier génocideur (non repenti) du XXe siècle avec les victimes du deuxième
génocide du même siècle. J’en parle au passé parce que depuis l’attaque turque
contre Israël («la flottille»), cette alliance a du plomb dans l’aile malgré
les efforts désespérés d’Israël pour se rapprocher à nouveau de la Turquie. La
politique néo-ottomane de la Turquie la pousse à donner des gages au monde
musulman et à traiter Israël en vassal. Cette brouille a par ailleurs permis un
inattendu rapprochement entre Israël, la Grèce et Chypre. Comme quoi tout
arrive, même le meilleur !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans &lt;em&gt;Difficile liberté&lt;/em&gt;, Emmanuel Lévinas fait part de son
éblouissement pour la France : «&lt;em&gt;Un peuple qui égale l’humanité et une
nation à laquelle on peut s’attacher par l’esprit et par le cœur aussi
fortement que par les racines&lt;/em&gt;». C’est cette France que le B’nai B’rith
national trahit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pascal Olivier&lt;br /&gt;
co-fondateur de Résistance républicaine&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(Publié le 12 Novembre dans &lt;em&gt;Riposte laïque&lt;/em&gt;)&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
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