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  <title>Le blog de Pascal OLIVIER</title>
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  <language>fr</language>
  <pubDate>Tue, 15 Jun 2010 07:05:17 +0200</pubDate>
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    <title>Le dernier carré de la gauche</title>
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    <pubDate>Tue, 15 Jun 2010 08:46:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Pascal Olivier</dc:creator>
            
    <description>    &lt;p&gt;Contribution présentée par Pascal Olivier pour le congrès national du MRC -
Paris 26 et 27 juin 2010&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L’oligarchie mondialisée semble préférer Dominique Strauss-Kahn à Nicolas
Sarkozy. Le PCF ne veut plus du mot “nationalisation”, trop de relents
nationalistes ! Bientôt ce sera fasciste de vouloir des services
publics.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;«Aiguillon républicain» d’une gauche finissante, est-ce un rôle à la hauteur
de l’enjeu ? Le dernier carré de la gauche, le MRC, seul espoir qui reste
pour ressusciter la gauche, est-il en train de gâcher ses chances ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;De la question islamique en France&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sur la question du voile intégral “nous avons été en dessous du niveau de la
mer” pour reprendre une expression célèbre d’Elisabeth Badinter sur le
traitement  de la polygamie par la gauche au pouvoir. Le MRC qui devrait
être en première ligne pour rejeter la «judiciarisation» du débat politique
s’est comporté comme une antichambre du Conseil d’Etat. Ce n’est pas son rôle.
Si interdire le voile intégral est anticonstitutionnel on demande au souverain
de se prononcer par référendum, si c’est contraire à la Convention européenne
de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales, on demande
un protocole additionnel et cela d’autant plus aisément que son article 9 est
un dévoiement, entre autres à force de précisions rajoutées, de l’article 10 de
la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La question islamique devient centrale en France, autant que la crise, le
peuple le sent bien. Nos lacunes, nos carences et nos fautes sur cette question
font nous confondre avec la fausse gauche. C’est dommage parce que sur le reste
les événements nous donnent raison. Qui d’autre mieux que nous a le devoir
impérieux de critiquer et de s’opposer au droitier et gauchicide islam, loi et
doctrine politique figées, érigées en dogme et sacralisées, à la spiritualité
toute relative mais avec un liant fort qui cimente la oumma ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il va falloir remettre en cause beaucoup de certitudes, penser et repenser.
“Face à la question islamique, la laïcité n’est d’aucun secours” prévient
Pascal Hilout, né Mouhamad, d’une mère intégralement voilée, et rédacteur à
Riposte laïque. Il commence ainsi sa conférence : “A mon sens, la laïcité,
telle qu’elle fonctionne aujourd’hui, est un pays de Cocagne pour le
communautarisme à base de religion islamique.”
http://www.ripostelaique.com/Face-a-la-question-islamique-la.html&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;De la question turque&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme pour nous confondre encore plus avec la fausse gauche, notre Programme
de Salut public par son article 10 fait sien le sophisme de Michel
Rocard : celui qui consiste à prétendre que l’Europe, ayant renoncé à la
puissance politique n’est plus qu’une vaste zone de libre-échange, et que dans
ce cas, l’adhésion de la Turquie ne pose pas de problème.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La Turquie, quant à elle, n’a pas renoncé à la puissance politique. Recep
Erdogan tente de mettre en application sa déclaration du 5 octobre dernier
“Restaurer la grandeur de l’Empire ottoman”, notamment par son action
téléguidée aux confins des eaux territoriales de Gaza sous blocus et des eaux
internationales. L’Empire turc ne peut pas “restaurer la grandeur de l’Empire
ottoman”, coincé entre l’Empire russe et l’Empire perse. Il a besoin de la
profondeur européenne pour se faire. La lui offrir est une faute politique,
stratégique et historique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L’Europe a renoncé à la puissance pour se mettre sous le parapluie de
l’OTAN. Les Etats-Unis s’empressent par ailleurs d’y faire entrer tout candidat
à l’Union européenne avant son adhésion. Il faut que la carte de l’Union
européenne colle avec celle de l’OTAN. Les Etats-Unis pèsent de tout leur poids
pour nous imposer l’adhésion de la Turquie avec ses 800 000 hommes sous les
drapeaux, deuxième armée de l’OTAN. Brzezinski et Huntington préconisaient un
nouveau rideau de fer après la chute du mur de Berlin pour séparer le monde
orthodoxe slave du reste de l’Europe. La Turquie est une carte maîtresse des
Etats-Unis pour empêcher que le protectorat Ouest-Européen ne devienne un
acteur stratégique indépendant en opérant la naturelle jonction avec la Russie.
La géopolitique étasunienne coïncide avec celle de la Turquie en Asie centrale,
dans le Caucase et dans les Balkans. Le récent rapprochement russo-turc n’est
que de circonstance, dû à la démonstration de force de la Russie en août 2008.
Cela n’empêche pas que La Turquie en Europe serait le meilleur moyen de nous
éloigner, voire plus de la Russie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si cet article 10 est maintenu tel quel, il y aura donc unanimité sur le
sujet, de l’extrême-gauche au centre-gauche, à l’exception peut-être de Laurent
Fabius, en total décalage avec le peuple et contre ses intérêts.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Oui à une politique méditerranéenne intégrant la question turque ; mais
sans perdre de vue que nous avons à faire à une Turquie très peu respectueuse
des souverainetés : incursions militaires fréquentes en Irak, blocus de
l’Arménie depuis 15 ans, occupation et colonisation de Chypre, refus de
reconnaissance de Chypre pourtant membre de l’Union européenne, refus d’étendre
le protocole d’Ankara à Chypre, harcèlement militaire permanent de la Grèce
provocant des engagements fréquents.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Donner des gages à la Turquie n’est pas une garantie de paix, c’est même
plutôt risqué. Souvenons-nous début 1996, juste après l’entrée en vigueur du
protocole d’Ankara qui supprimait les barrières douanières entre l’Union
européenne et la Turquie - ce qui correspond à l’entrée dans l’ancienne CEE -
la Turquie s'autorise à revendiquer mille puis trois mille îles grecques
remettant en cause le traité de Lausanne de 1923 et le traité de paix de Paris
de 1947. Les turcs envahissent l’îlot d’Imia et nous échappons de peu à une
conflagration. Le 17 décembre 2004 la Turquie salue à sa manière la décision du
Conseil européen d’ouvrir des négociations d’adhésion avec elle, malgré son
obstination à ne pas reconnaître Chypre, en survolant la Grèce continentale à
basse altitude avec une armada de chasseurs et de bombardiers.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Du dialogue des civilisations&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;“Vœux pieux, exorcisme, mantra, exutoire ” (Régis Debray) ou “moulin à
prière” (Hubert Védrine) que cet improbable “dialogue des civilisations”. Les
civilisations ne dialoguent pas ! Evitons le mièvre et le ridicule. Ce
serait dommage que le MRC, rare parti qui verse dans la production théorique de
qualité s’abaisse à des considérations de patronage.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il n’y a pas affrontement entre l’occident et le monde musulman mais plutôt
alliance pour assujettir les peuples. L’occident a jadis favorisé le jihad en
Afghanistan, le favorise en Asie Centrale, dans le Caucase, dans les Balkans et
ailleurs. Les Etats-Unis en envahissant l’Irak se sont attaqués à un des Etat
les plus séculier du monde musulman. Ils ne se sont justement pas attaqués à
l’Arabie Saoudite ou au Pakistan. En Irak comme dans les Balkans et ailleurs,
on favorise l’émergence de satrapies islamiques. Ce sont les descendants des
passagers du Mayflower qui ont réemburqané les afghanes qu’avait libérées
l’armée rouge. Ce sont les mêmes qui ont favorisé l’islam contre la gauche
arabe, ultime tentative des chrétiens d’Orient à travers les partis laïques,
panarabes et progressistes pour devenir des citoyens à part entière. Et que
dire du massacre de 500 000 communistes, encouragé par l’oncle Sam dans une
Indonésie qui bascule aujourd’hui dans l’obscurantisme. Il s’agirait donc d’en
finir avec les souverainetés, les nations, la démocratie et la solidarité pour
une “gouvernance mondiale” ! Et si l’islam était l’instrument rêvé ?
Quoi de mieux qu’une loi à prétention universelle profondément inégalitaire,
ségrégationniste et coercitive ? Obama-Caracalla ou l’un de ses
successeurs pourrait bien se transformer en Obama-Constantin et organiser
l’islam en fer de lance religieux de l’Empire. Voilà qui aiderait bigrement les
Etats-Unis dans leur volonté de continuer à diriger seuls le reste du monde.
Oussama Ben Laden pourra à nouveau déclarer comme il le fit dans les années 90
au directeur des cahiers de l’Orient, Antoine Sfeir : ” les Etats-Unis
sont un don du ciel”. La diplomatie américaine semble déjà avoir choisi son
camp en France, elle est présente lors de l’inauguration de mosquées comme à
Saint-Etienne en compagnie d’un ministre algérien connu pour faire la chasse
aux chrétiens dans son pays.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;De la nostalgie en guise de conclusion&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;“La nostalgie n’est pas de mise” peut-on lire à la fin de notre Programme de
Salut public.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourtant la nostalgie est le seul sentiment authentiquement révolutionnaire.
En 1792 il y a une volonté de retour à un idéal civique antique, en 1848 il y a
la nostalgie de 1792, derrière Marcos il y a Bolivar.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;“Et si la République, qui est d'hier, revenait demain ? Ce ne serait
pas la première pirouette de l'opéra-planète qui n'a jamais cessé de suivre en
son for intérieur le mot d'ordre de Giuseppe Verdi : « Tournons-nous
vers le passé, ce sera un progrès ». Pour être résolument modernes, osons être
archaïques. C'est en ressuscitant l'Antiquité gréco-romaine que les hommes de
la liberté, ces grands nostalgiques, enjambant le XVIIIème vers l'arrière, ont
devancé tous leurs contemporains. Nous oublions trop que l'Ancien Régime,
c'était leur modernité à eux. Ne la trouvant pas assez moderne, ils vainquirent
l'ancien par l'antique : le style Louis XV par la rhétorique Brutus,
Boucher par David. L'invention du futur a de ces ruses, comme si l'histoire,
parfois, devait reculer pour mieux sauter.” Extrait de Etes vous démocrate ou
républicain ? de Régis Debray dans le Nouvel Observateur du 30 novembre
1989.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous avons une lourde responsabilité devant l’histoire. Si nous n’arrivons
pas à sauver la gauche, les républicains et les patriotes de l’autre rive
auront fort à faire avec la multitude des princes Salina sans foi ni loi dont
la droite est truffée, et qui changeront tout pour que tout demeure, quitte à
passer à l’islam. On reconnaît un conservateur au fait qu’il n’a aucune
nostalgie constate Régis Debray. Soyons révolutionnaires, ayons de la
nostalgie. De nous dépend que l’oppression ne demeure plus.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>Le turc de profession Daniel Cohn-Bendit appelle des ses vœux à l'émasculation du sabre et du goupillon grecs</title>
    <link>http://blog.pascalolivier.fr/post/2010/05/08/Le-turc-de-profession-Daniel-Cohn-Bendit-appelle-des-ses-v%C5%93ux-%C3%A0-l-%C3%A9masculation-du-sabre-et-du-goupillon-grecs15</link>
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    <pubDate>Sat, 08 May 2010 20:27:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Pascal Olivier</dc:creator>
            
    <description>    &lt;p&gt;Daniel Cohn-Bendit s'était déjà distingué en appelant les
théopétromonarchies à retirer leurs avoirs des banques helvétiques pour
sanctionner le vote démocratique des suisses sur les minarets.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Que la Grèce ait perdu sa souveraineté monétaire avec l'euro et politique
avec l'UE ne lui suffit pas, notre turc de profession aimerait qu'il en soit de
même avec son Eglise nationale et son armée. Il faut faire place nette pour le
Grand Turc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2010/05/08/97001-20100508FILWWW00370-turquie-cohn-bendit-interpelle-sarkozy.php&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Le Figaro&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://www.france-info.com/chroniques-l-invite-du-samedi-2010-05-08-france-grece-daniel-cohn-bendit-demande-la-publication-des-contrats-d-439403-81-186.html&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;France Info&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Détestable est cette fascination des écologistes pour les prédateurs. Ces
nouveaux païens, réactionnaires et obscurantistes en diable, ont rompu avec
l'humanisme et les Lumières. Dame Nature est leur nouvelle déesse. Il y a une
régression, quelque chose d'antéchrétien, un culte du plus fort, du prédateur,
un  ensauvagement qui favorise les bourreaux au détriment des
victimes.  &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;quot;La nature est bien faite et fait bien les choses&amp;quot;. A rapprocher d'un
discours que l'on retrouve, entre autres, dans certains documentaires
animaliers qui nous présentent les prédateurs comme d'indispensables éboueurs
qui débarrassent la nature des faibles et des malades. Nous retrouvons la même
idéologie chez des partisans de l'immigration clandestine qui y trouvent comme
avantage que ça sélectionne les plus forts.  &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La volonté de réintroduction du loup en France ou l'entrée de la Turquie en
Europe participent de la même idéologie mortifère.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pascal Olivier&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>Jean-Luc Mélenchon a délibérément choisi l’islam contre la République</title>
    <link>http://blog.pascalolivier.fr/post/2010/03/17/Jean-Luc-M%C3%A9lenchon-a-d%C3%A9lib%C3%A9r%C3%A9ment-choisi-l%E2%80%99islam-contre-la-R%C3%A9publique3</link>
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    <pubDate>Wed, 17 Mar 2010 22:43:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Pascal Olivier</dc:creator>
            
    <description>    &lt;p&gt;« &lt;em&gt;Nous qui entendons la grande roue de l’histoire de nouveau faire
entendre sa musique, quand les peuples cherchent de tous côtés comment sortir
de l’impasse dans lesquelles on veut les enfermer, nous voyons, le mufle de
l’ennemi de nouveau, souffler, ses humeurs fétides, regarder quelle est la
solution, le problème c’est l’autre, le danger c’est le voisin, celui qui n’a
pas la bonne couleur de peau, qui n’a pas la bonne religion ; la religion,
la revoilà. Eh bien nous, nous avons un slogan, pas de religion en politique,
pas de religion en politique, pas de religion en politique ! La religion
est une affaire qui est dans le cœur de certains, et que comme telle nous
respectons, mais elle n’a rien à faire dans l’arène politique, misérable qui
l’a ramené, misérable qui a inventé des querelles grotesques sur ce qu’on sert
dans un restaurant ou pas, comme si la laïcité avait à voir avec le hamburger,
la laïcité c’est une institution de l’Etat, ça ne concerne pas les victuailles.
Mais nous voyons bien ce qu’on veut faire, c’est faire prendre comme ils l’ont
fait avant-guerre de manière infâme et jusqu’au meurtre de masse, contre les
juifs, faire la même chose, la figure du bouc émissaire, avec tous ceux qui
sont de religion musulmane ou supposés tels. Et ça nous les laïques nous ne le
laisserons pas faire.&lt;/em&gt; » Extrait du discours de JLM le 1er mars 2010 à
la Mutualité. (Les fautes de français et de syntaxe appartiennent à leur
auteur, JLM)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette fois-ci la messe est dite. Adieu le JLM touché par la grâce
républicaine lors de la campagne sur le référendum de 2005 ; envolée la
joie suscitée par sa prise de position sur le voile intégral. Adieu les espoirs
que JLM pouvait encore susciter. On voulait y croire, malgré les doutes, les
interrogations et les inquiétudes maintes fois exprimés par &lt;a href=&quot;http://www.ripostelaique.com/Jean-Luc-Melenchon-est-il-devenu.html&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Christine Tasin&lt;/a&gt;, &lt;a href=&quot;http://www.ripostelaique.com/En-comparant-les-musulmans-du-XXIo.html&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Jeanne Bourdillon&lt;/a&gt; et d’autres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;JLM est loin d’être un imbécile ou un ignare, il sait pertinemment que
l’islam est une loi, une doctrine politique figée, érigée en dogme et
sacralisée, à la spiritualité toute relative mais avec un liant fort qui
cimente toute la oumma. JLM n’est pas un &amp;quot;idiot utile&amp;quot;, il est un guerrier qui
a choisi son camp, celui de l’ennemi. Désormais il se servira de son vernis
laïque et républicain pour enliser la riposte à l’obscurantisme islamique dans
une guerre civile. Il a sciemment amalgamé cette lutte d’émancipation au
massacre de masse et au génocide. Il est de l’engeance des parlementaires de la
SFIO qui ont voté les pleins pouvoirs à Pétain. Il n’est plus à gauche, on ne
peut se prétendre de gauche et soutenir ce qu’il a de plus de droitier et de
plus gauchicide, l’islam.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;« &lt;em&gt;Nous avons les moyens de vous diviser&lt;/em&gt; » est une menace
islamique proférée lors du débat autour de la commission Stasi. Les diviseurs
n’avaient alors, en 2003-2004, que partiellement accompli leur œuvre. Ils
trouvent aujourd’hui en JLM un architecte à la hauteur de leur espérance. JLM,
maquignon des armées obscurantistes, les parera des atours de la gauche, de la
République et de la laïcité pour mieux brouiller les pistes. De quoi
disqualifier en les poussant vers l’extrême droite ceux qui n’en pourront mais.
Ceux restés à gauche seront confortés dans l’idée que les opposants à l’islam
sont des fachos et se solidariseront encore plus avec les travestis. La droite
classique comme à l’accoutumée entérinera les rapports de force.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De la part d'ombre de JLM nous connaissions le zélateur de Maastricht. Le
faussaire déclarait au Sénat le 9 juin 1992 : « &lt;em&gt;Maastricht est un
compromis de gauche&lt;/em&gt; » et inventait une nation hors sol, sans peuple,
« &lt;em&gt;la nation européenne&lt;/em&gt; ». En guise de « demos » nous
avons eu un « cratos », une formidable oligarchie chausse-pied de la
mondialisation libérale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Moins connues sont les causes de l’échec des négociations entre le MRC de
Jean-Pierre Chevènement et Le Front de gauche lors des dernières européennes de
2009. Elles attestent que le chemin de Damas de JLM sur la construction
européenne est une chimère et que JLM n’est ni le républicain ni le patriote
qu’il prétend être. Pour le Front de Gauche les mots « République »
ou « républicain » sentaient le soufre et même le mot
« nationalisations » était trop connoté !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;« &lt;em&gt;La discussion a achoppé sur quatre points dont l’un est
évidemment essentiel : la souveraineté nationale parce qu’elle donne un
point d’appui pour redresser la construction européenne. Les autres points (1.
refus d’employer le mot « croissance » même assorti des épithètes
« social et écologique » ; 2. refus d’accepter l’expression
« l’exigence républicaine » ; et enfin 3. exigence d’une
régularisation de tous les sans papiers, en dehors de tout critère
d’intégration et même « dans le cadre d’une stratégie de codéveloppement
»), ont révélé que nos interlocuteurs n’avaient pas la volonté d’aboutir. Nous
étions prêts à renoncer à l’expression « souveraineté nationale » à
condition que fût pris en compte l’amendement suivant : « On ne
construira pas l’Europe sans et à plus forte raison contre les nations qui sont
le cadre privilégié (ou premier) de l’expression démocratique et de la
solidarité ». Cette demande a été rejetée. Nos interlocuteurs ont allégué une
« souveraineté européenne » qui n’existe pas, ou évoqué une
« assemblée constituante européenne » dont la réunion n’est pas à
l’ordre du jour.&lt;/em&gt; » Extrait de la déclaration de Jean-Pierre
Chevènement du 24 mars 2009.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;JLM n’est pas non plus l’internationaliste qu’il prétend être. Croire en la
nation est un préalable. « &lt;em&gt;Un peu d’internationalisme éloigne de la
nation, beaucoup y ramène&lt;/em&gt; » (Jean Jaurès). Il est un européiste et un
mondialiste. Y rajouter le préfixe « alter » ne change rien à
l’affaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Adieu Jean-Luc Mélenchon !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pascal Olivier&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>Comment on doit gouverner les États ou principautés qui, avant la conquête, vivaient sous leurs propres lois</title>
    <link>http://blog.pascalolivier.fr/post/2010/01/14/Comment-on-doit-gouverner-les-%C3%89tats-ou-principaut%C3%A9s-qui%2C-avant-la-conqu%C3%AAte%2C-vivaient-sous-leurs-propres-lois</link>
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    <pubDate>Thu, 14 Jan 2010 11:49:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Pascal Olivier</dc:creator>
            
    <description>    &lt;p&gt;Quand les États conquis sont, comme je l’ai dit, accoutumés à vivre libres
sous leurs propres lois, le conquérant peut s’y prendre de trois manières pour
s’y maintenir : la première est de les détruire ; la seconde, d’aller
y résider en personne ; la troisième, de leur laisser leurs lois, se
bornant à exiger un tribut, et à y établir un gouvernement peu nombreux qui les
contiendra dans l’obéissance et la fidélité : ce qu’un tel gouvernement
fera sans doute ; car, tenant toute son existence du conquérant, il sait
qu’il ne peut la conserver sans son appui et sans sa protection ;
d’ailleurs, un État accoutumé à la liberté est plus aisément gouverné par ses
propres citoyens que par d’autres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les Spartiates et les Romains peuvent ici nous servir d’exemple.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les Spartiates se maintinrent dans Athènes et dans Thèbes, en n’y confiant
le pouvoir qu’à un petit nombre de personnes ; néanmoins ils les perdirent
par la suite. Les Romains, pour rester maîtres de Capoue, de Carthage et de
Numance, les détruisirent et ne les perdirent point. Ils voulurent en user dans
la Grèce, comme les Spartiates ils lui rendirent la liberté, et lui laissèrent
ses propres lois mais cela ne leur réussit point. Il fallut, pour conserver
cette contrée, qu’ils y détruisissent un grand nombre de cités ; ce qui
était le seul moyen sûr de posséder. Et, au fait, quiconque ayant conquis un
État accoutumé à vivre libre, ne le détruit point, doit s’attendre à en être
détruit. Dans un tel État, la rébellion est sans cesse excitée par le nom de la
liberté et par le souvenir des anciennes institutions, que ne peuvent jamais
effacer de sa mémoire ni la longueur du temps ni les bienfaits d’un nouveau
maître. Quelque précaution que l’on prenne, quelque chose que l’on fasse, si
l’on ne dissout point l’État, si l’on n’en disperse les habitants, on les
verra, à la première occasion, rappeler, invoquer leur liberté, leurs
institutions perdues, et s’efforcer de les ressaisir. C’est ainsi qu’après plus
de cent années d’esclavage Pise brisa le joug des Florentins.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais il en est bien autrement pour les pays accoutumés à vivre sous un
prince. Si la race de ce prince est une fois éteinte, les habitants, déjà
façonnés à l’obéissance, ne pouvant s’accorder dans le choix d’un nouveau
maître, et ne sachant point vivre libres, sont peu empressés de prendre les
armes ; en sorte que le conquérant peut sans difficulté ou les gagner ou
s’assurer d’eux.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans les républiques, au contraire, il existe un principe de vie bien plus
actif, une haine bien plus profonde, un désir de vengeance bien plus ardent,
qui ne laisse ni ne peut laisser un moment en repos le souvenir de l’antique
liberté : il ne reste alors au conquérant d’autre parti que de détruire
ces États ou de venir les habiter.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Chapitre 5 du Prince de Nicolas Machiavel&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
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    <title>Du prétendu débat sur l'identité nationale</title>
    <link>http://blog.pascalolivier.fr/post/2009/11/09/Du-pr%C3%A9tendu-d%C3%A9bat-sur-l-identit%C3%A9-nationale6</link>
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    <pubDate>Mon, 09 Nov 2009 13:36:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Pascal Olivier</dc:creator>
            
    <description>    &lt;p&gt;Eric Besson ne rate pas une occasion de citer Ernest Renan dans le cadre du
prétendu débat qu'il a initié sur l'identité nationale. C'est pourtant Ernest
Renan lui-même qui est censuré. Voilà le commentaire que j'ai posté le 5
novembre dernier sur le site officiel sensé accueillir ce débat, commentaire
qui a fait l'objet d'une censure :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Que penserait Renan s'il se retrouvait parmi nous aujourd'hui ?
&lt;em&gt;&amp;quot;Une nation est une âme, un principe spirituel. Deux choses qui, à vrai
dire, n'en font qu'une, constituent cette âme, ce principe spirituel. L'une est
dans le passé, l'autre dans le présent. L'une est la possession en commun d'un
riche legs de souvenirs ; l'autre est le consentement actuel, le désir de
vivre ensemble, la volonté de continuer à faire valoir l'héritage qu'on a reçu
indivis. L'homme, Messieurs, ne s'improvise pas. La nation, comme l'individu,
est l'aboutissant d'un long passé d'efforts, de sacrifices et de
dévouements.&amp;quot;&lt;/em&gt; in Qu'est-ce qu'une nation ? Conférence donnée en
Sorbonne en 1882 par Ernest Renan.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les maints soulèvements, petits ou grands, dans les territoires perdus de la
République aux cris d'allah akbar, la revendication d'une parité politique en
lieu et place de l’égalité, l’allégeance supranationale à la «oumma», la
séparation avec le voile islamique et jusque dans la mort avec la revendication
de cimetières musulmans ainsi que les mosquées, lieux politiques
d'extra-territorialité, sont-ils compatibles avec cette définition de la
nation ? C'est Ernest Renan lui même qui nous donne la réponse.
&lt;em&gt;&amp;quot;L'islamisme&lt;/em&gt; (à l'époque on n'avait pas inventé la très peu pertinente
discrimination entre islam et islamisme) &lt;em&gt;ne peut exister que comme religion
officielle ; quand on le réduira à l'état de religion libre et
individuelle, il périra. L'islamisme n'est pas seulement une religion d'État,
comme l'a été le catholicisme en France, sous Louis XIV, comme il l'est encore
en Espagne, c'est la religion excluant l'État... L'islam est la plus complète
négation de l'Europe ; l'islam est le fanatisme, comme l'Espagne du temps
de Philippe II et l'Italie du temps de Pie V l'ont à peine connu&amp;quot;.&lt;/em&gt;
Discours au Collège de France en 1862.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pascal Olivier&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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